Pierre LAVIGNE

C'est en guise de cadeau à l'armistice, que des cigognes apportèrent un joli bébé chez
les Lavigne à l'orée du baby boom. La famille Lavigne n'habitait pas sur les côtes de
Meuse, mais à Bar-le-Duc où Pierre allait grandir, réaliser un brillant parcours scolaire et
s'épanouir tranquillement.
Après des études d'ingénieur à l'INSA de Lyon, Pierre partait en coopération sous les
palmiers marocains. Il allait enseigner alors les mathématiques. Il y a des services
militaires plus difficiles que d'autres ! C'est là-bas, qu'un collègue à lui, professeur aussi,
allait l'initier au bridge. Expert déjà dans d'autres jeux de cartes comme la Belote
coinchée, le Tarot ... Pierre s'essayait à son premier tournoi, 15 jours seulement après
avoir appris les règles de ce jeu si exigeant. Précoce le meusien !
Forgé et rompu à la négociation commerciale dans les souks de Marrakech, paré à une
vie professionnelle qui s'ouvrait à lui, Pierre rentre en France deux ans plus tard. Il
épouse Christiane. Deux beaux enfants suivent : Delphine puis Guillaume, qui lui
donnera plus tard, deux petits-enfants adorables Arthur et Martin. Ça ne s'invente pas.
Pour autant, ce n'est pas dans l'électroménager que Pierre se réalise
professionnellement, mais tout d'abord chez Pont-à-Mousson SA où il occupe différents
postes à responsabilités. Travailleur acharné, il s'occupe de la branche "inverseurs
réducteurs" - les boîtes de vitesse pour les remorqueurs, les chalutiers, les péniches...
Ses fonctions l'amènent à se déplacer dans toute l'Europe.
Dix ans plus tard, Pierre saisit une belle opportunité et entre chez BIS Intérim où il
s'accomplit dans une seconde carrière. Il dirige le groupe dans une très grande région
Nord-Est et gère un réseau constitué de nombreuses agences. En 2002, Pierre devient
président de la filiale santé, sécurité au travail chez Cap Secur, avant d'accéder à une
retraite bien méritée en 2007.
Croyez-vous pour autant que Pierre a mis sa passion pour le bridge de côté durant cette
vie professionnelle bien remplie ? Que nenni ! Pierre, entre deux clients, entre deux
avions, trouve le temps de rentrer à Nancy pour jouer le mercredi dans son club de
Nancy.et faire quelques compétitions qui l'ont progressivement emmené au rang de
Première série majeure. Ses partenaires privilégiés sont Jacky son frère, Edouard
Malinovski, et plus récemment Claude Emerique, Pierre Jean Guardiolle et Maryse
Corazzi... Pierre est un travailleur émérite avec une capacité de travail hors du commun.
Déjà très impliqué au sein du club, c'est en 2002 que Pierre assure la présidence du
BCNJ, puis celle du comité de Lorraine depuis 2008. Il vient d'ailleurs être réélu il y a
quelques jours seulement.
Et en parallèle de toutes ces activités, il ne lui reste pas beaucoup le temps pour
s'investir ailleurs, me direz-vous ? Et bien ce surdoué, a été (ou est encore) pongiste,
tennisman, skieur, un excellent bricoleur, un véritable globe-trotter passionné de
découvertes.
Pierre, quel est ton meilleur souvenir de bridge ?
La fois où en finale de Ligue/4, avec la main suivante :ARDV9
ARDVxx
A
A
j'ouvre de 7 Sans Atout. Étonnement, Edouard passe ! Il avait de surcroît le RK et le XC
en compléments. Des moments magiques !
Pierre, comment nous vois-tu sortir de cette crise du Covid au sein du club et du
comité de Lorraine ?
C'est difficile, mais nous avons beaucoup anticipé, et la bonne gestion de notre
trésorerie nous permet de tenir sereinement. Peut-être pourrons-nous reprendre début
décembre, mais ce n'est pas sûr. Sinon, en janvier vraisemblablement.
En attendant, les tournois BBO nous permettent de nous retrouver. Ce n'est pas aussi
convivial mais ils ont le mérite d'exister. Et ils apportent quelques recettes.
Quel est l'avenir du BCNJ ?
Le recrutement. Je suis préoccupé par la moyenne d'âge croissante de nos adhérents
Nous avons plusieurs pistes :
1) les jeunes dans les collèges
2) les entreprises et les futurs retraités
3) mais je crois beaucoup dans l'application numérique de la FFB : World of bridge,
destinée aux jeunes et au grand public. A suivre ..

Yves CLARIS

La silhouette mince, la démarche assurée, le ton autoritaire, l'œil malin, Yves Claris 63
ans est le président du BCNJ depuis 2017 et entame depuis septembre dernier son
deuxième mandat. Fort en maths, brillant dans ses études, Yves prépare son entrée à
l'Ecole militaire de Saint-Cyr et réalise un brillant parcours militaire. Ce
lieutenant-colonel de l'armée de terre, natif de la capitale des Gaules, basé
successivement à Draguignan, puis en Allemagne, en Moselle, une deuxième fois en
Allemagne, en Bourgogne, en Champagne, une troisième fois en Allemagne, à nouveau
à Draguignan, une quatrième fois en Allemagne puis une deuxième fois en Champagne,
(et oui, un militaire ça bouge) s'est rendu sur de nombreux théâtres de guerre à travers
le monde depuis 30 ans : Sarajevo, Nouvelle-Calédonie, Afghanistan, Liban etc ...Il ne
garde pas forcément les meilleurs souvenirs de ces périodes compliquées, mais cette
vie militaire l'a construit, l'a forgé et endurci.
Marié à Lucie, il a une fille Marie-Line et deux petits-enfants Thibaut 20 ans et Lou 11
ans.
Yves a beaucoup joué au bridge durant sa vie. Au début, au bridge de salon. Juste pour
le plaisir, comme dirait Herbert Léonard ou Julien Lepers. Initié par ses parents, il a
perfectionné son jeu de la carte à Coëtquidan, puis en garnison en Allemagne au mess
des officiers. Il prit tout au début, quelques cours avec le regretté Claude Emerique, et fit
connaissance avec les cadors du club : Philippe Chottin, François-Michel Sargos,
Bernard Lambert, Pierre-Jean Gardiole, Jean-François Chassagne, Antonio Coco, Marc
Balland, Pierre Lavigne et bien d'autres ... avec qui il parlait Albarran, sur un canapé,
avec un verre d'ACOL sur une ouverture 2 Pique fort. Vous les jeunes joueurs vous n'y
comprenez rien. Moi non plus !
Habitant à Lessy près de Metz, il s'est inscrit à Nancy pour la qualité de ses dirigeants,
le niveau général des joueurs et la convivialité du club.
Retraité depuis 2009, Yves a plus de temps pour s'investir davantage dans son sport
(cérébral) préféré. Il encadre dans son village des jeunes talents, des cadets comme
Adrien Sonnet, Solange Vanel et Camille Neveux, nos champions de demain. Il participe
avec eux à de nombreux tournois pour les coacher dans leur progression; Il enseigne le
bridge au collège Claude Camus à Moulins-les-Metz sous la houlette de Monique
Adam.Yves est arbitre de club. Mais Yves est également un sportif aguerri : tennis,
équitation, escrime, chasse militaire aux sangliers et aux chevreuils. Un bon tireur qui ne
manque pas d'humour ... Cette fine lame à l'esprit aiguisé, est donc un AS dans de
nombreux domaines. Il parle couramment l'allemand et l'anglais. Il est également
conseiller municipal à Lessy, et est actif dans de nombreuses commissions territoriales.

Yves quelles sont les 3 principales qualités requises pour gagner au bridge ?
1) Travail et patience
2) Concentration
3) Humilité
Yves, quel est ton meilleur souvenir de bridge ?
En 2015, en finale "paire mixte" nous terminons 8èmes à Paris avec Marie-Christine Vagnère
Yves, quels sont les projets et l'avenir du BCNJ ?
Il nous faut passer cette période Covid, puis recruter et nous ouvrir
Quel est ton livre favori ?
"A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust
Ton film préféré ?
Les western d'antan comme Rio Bravo avec John Wayne
Ton plat préféré ?
Le saucisson lyonnais, cervelas truffé et pistaché avec des pommes de terre rôties.
Hummm …

MG

Anne DIVOUX

Tout le monde connaît Anne Divoux aujourd'hui ! Mais n'a-t-elle pas encore quelques secrets ?
Cette redoutable joueuse de bridge qui sillonne les tournois de la région, qui est crainte par
tous ses adversaires à la table est une personne attachante au BCNJ.
Cette jolie quinquagénaire a rencontré très jeune les joies que procure le bridge avec son papa
médecin à Belfort.

Collégienne, elle a commencé à jouer des tournois avec succès et a découvert alors une passion qui allait la porter toute sa vie.

Après de belles études scientifiques, maths sup, maths spé, Anne qui possédait déjà le
goût du partage et de la transmission du savoir s'est dirigée vers l'enseignement des
mathématiques. Elle s'est consacrée ensuite à l'éducation de ses 4 enfants Mathieu 34
ans, Marion 33 ans, Gautier 29 ans et Martin 22 ans qui sont aujourd'hui sa fierté et sa
priorité dans la Vie.
Très tôt, Anne a été sollicitée pour jouer dans de grandes équipes avec des joueurs
redoutables comme François-Michel Sargos, Jean-Louis Buron, Philippe Chottin, Daniel
Belut, Bernard Lambert C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée en finale au championnat de
France à Paris en 1989. Elle a dû pourtant gagner et mériter sa place en raison de son
jeune âge dans ces équipes élitistes.
Anne est aujourd'hui une enseignante de bridge recherchée et sollicitée au BCNJ. De
plus, elle est diplômée arbitre fédérale, et espère bientôt devenir arbitre nationale. Anne
a du sang italien dans ses veines. Attention. Elle a gardé un tempérament de feu,
parfois volcanique, elle est animée par une rage de vaincre quand elle joue au bridge.
Sa technique est exceptionnelle, mais elle estime que c'est la concentration et la
psychologie qui font souvent la différence.


Anne, quels sont tes partenaires privilégiés ?
François-Michel Sargos, Françoise Garnier, Michaël Chassagne
Quel est ton livre préféré ?
Les classiques en général, Madame Bovary de Gustave Flaubert ou Le nœud de
vipères de François Mauriac
Ton animal préféré ?
J'adore les chats. Si je pouvais ... j'adopterais un tigre !
Quelles sont tes autres passions dans la vie ?
Mes enfants d'abord, qui sont tout pour moi. Mais sinon, j'adore le bricolage. Et même le
gros œuvre. Je suis capable de maçonner, de construire un escalier. J'adore jardiner
aussi. Cultiver mon jardin.

Ton plat préféré ?
Le coca light
Ton plat détesté ?
J'ai horreur du céleri !
Que préfères-tu chez les autres ?
La franchise et surtout la sincérité
Ce que tu détestes ?
La méchanceté.
Quels sont tes projets ?
Me consacrer à l'arrivée de ma petite fille. Je suis fière de mes enfants.


MG

Franck RIEHM

Ne cherchez pas les rimes. Il n'y en a pas ! La vie de Franck est une véritable prose.
Il n'y a pas de RIEHM, joueurs de bridge, dans ses origines. Attention. Arrêt sur
image ! Aujourd'hui, on découvre le boss ! Le patron de la fédération.
Les cigognes ont déposé bébé Franck dans une famille de restaurateurs, en Alsace,
il y a 58 ans. Aîné d'une fratrie de 4 sœurs (...Oui, dans notre société machiste,
même avec uniquement des filles, on dit fratrie ?!), Franck avec des dispositions
plutôt littéraires, a passé un bac scientifique. Il rejoint la prestigieuse ESSEC avant
d'intégrer le groupe Danone pour faire ses armes en marketing et ventes. Il va créer
en 1990 sa propre société, la célèbre enseigne Flam's, chaîne de restaurants de
Flammekueches. On ne renie pas ses origines. En 2012, il s'attaque au marché des
Burgers de luxe en lançant une autre marque : 231 East Street !
Marié à Alexandra, il fonde une belle famille de 4 enfants avec ... 3 filles et un
garçon. Décidément, il est homme de tradition ! Charlotte, Ornella, Axelle et Simon.
Le businessman découvre le bridge à 20 ans, presque par hasard avec ses copains
de l'ESSEC. Rien ne le prédestine à devenir un champion. Rapidement, il se met à
table (vous me direz pour un restaurateur c'est intuitif), et commence à jouer sans
prendre de cours, et en n'apprenant les enchères que dans les livres et les
magazines. Après un "blanking" d'une dizaine d'années, Franck revient au bridge sur
ses terres alsaciennes, se réinscrit en club et se lie d'amitié dans l'est avec une
bande bien connue de joueurs plein d'avenir : François-Michel Sargos, Philippe
Chottin, Anne Divoux, David Harrari, Philippe Soulet, Bernard Doussot, Pierre
Lavigne ...L'épicentre de ce nouveau séisme bridgesque étant plus proche de Nancy
et du BCNJ que de Strasbourg, l'équipe se forme et remporte tournois, compétitions,
interclubs ...
Amitié qui perdure depuis plus de 20 ans !
Aujourd'hui, bien qu'habitant en région parisienne, l'attachement de Franck au BCNJ
est tel que l'adhésion est évidemment prise au BCNJ. Et cela, en dépit de ses
responsabilités parisiennes.
Pour Franck, les enchères sont importantes au bridge à minima, mais elles ne
doivent pas occulter le jeu de la carte qui reste pour lui l'essentiel du plaisir ! 

Les enchères sont plus agressives aujourd'hui, parce qu'elles consistent souvent à
pousser l'adversaire à la faute. Mais, la psychologie à la table, le plaisir d'apprécier
ses adversaires, et leurs qualités de jeu laissent de l'espace pour la créativité et
l'intuition. La mémorisation n'est plus un problème pour un joueur expérimenté qui a
automatisé la lecture des donnes. En compétition, il faut savoir gérer ses efforts et
son énergie. Tout ce qui a été automatisé en amont laisse place au plaisir du jeu de
la carte. Avec le temps, on arrive à reconstituer les mains des adversaires pour
pouvoir anticiper plus rapidement. Franck est un joueur qui sait garder son
self-contrôle, mais qui n'est pas indulgent pour des comportements délétères
aujourd'hui dans sa mission de président de la FFB.

Franck, quel est ton plat préféré ?
L'escalope milanaise
Ton grand cru préféré ?
Château Rayas. Côte du Rhône.
Ta dernière lecture ?
Les frères Lehman de Stefano Massini
Ton film préféré ?
Le parrain de F.Ford Coppola
Quelles sont tes qualités au bridge ?
Calme à la table et agressivité dans les enchères
Quel est ton talon d'Achille ?
La concentration. la perdre c'est "filer" des coups ou en chuter d'autres sur table
Quand es tu passé première série ?
Première série en 1993. Et première série nationale en 2008, j'avais 46 ans.
Quel est l'avenir du bridge pour le président de la FFB ?
On perd chaque année, "naturellement" des licenciés. Les nouveaux adhérents ne
compensent pas les "départs naturels". Il y a donc 3 axes de développement :
- les préretraités et les jeunes retraités qu'il faut savoir accueillir tout au long de
l'année
- les adultes via les solutions numériques de formation
- les juniors, en école ou à l'Université, là aussi avec les réseaux sociaux.
RealBridge ne remplace pas le vrai bridge traditionnel. Mais ce formidable outil ne
sera-t-il pas désormais une partie de l'Avenir ?

Sans flagornerie, on a de la chance d'avoir des joueurs de ce gabarit dans notre club
du BCNJ, brillants et investis. Mais, même si Franck nous dit qu'on progresse en
jouant avec des meilleurs que soi, avouons humblement que le parcours est long
quand on prend des "tôles" régulièrement contre eux.

MG

François-Michel SARGOS

François-Michel est un sale gosse.
Un rebelle. Un vrai.
Il est né en 1947 à Talence dans une grande famille bourgeoise du Sud-Ouest. Son
grand-père Roger était une figure de la sylviculture, industriel, administrateur d'entreprises,
homme politique. Très tôt, François-Michel a su dire NON. NON à tout ce qui l'emm... NON
à ce qu'il n'avait pas envie de faire. Sans polémique, sans fâcherie, mais si FMS ne veut
pas, c'est NON.
C'est d'abord sa maman Geneviève qui lui a appris à lire et lui a donné le goût des lettres.
Puis une charmante institutrice à l'école municipale d'Aureilhan, madame SOULAN (dont il a
gardé un souvenir très ému) lui a appris le calcul et les opérations, et surtout à compter
jusqu'à 13. Élève surdoué à l'école, toujours prix d'excellence, premier prix dans 15
disciplines sur 17, il a pourtant certaines matières en horreur comme le dessin ou la
géométrie ... et là, et bien c'est NON.
Par contre, latin, grec, philo, littérature ... c'est son terrain de jeu. Prix spécial de la ville de
Bordeaux pour ses résultats en lettres et en mathématiques, FMS est un littéraire dans une
tête de matheux.
Naturellement, après ce brillant parcours, François-Michel entre en maths sup/spé. Mais en
maths sup il y a aussi du dessin, du dessin industriel ! Et là, vous l'avez compris, FMS
n'aime pas le dessin. Assez rebelle, il s'embrouille avec son professeur de maths, et se voit
"dispenser" de cours de maths. En maths sup c'est un peu embêtant !
Quand bien même, il remporte le premier prix d'algèbre, il passe des concours, et comme
l'enfant rebelle veut aller loin, il trace une diagonale entre son Sud-Ouest natal et le Grand
Est. Il est pris en école d'ingénieurs à l'ENSEM (Ecole Nationale Supérieure d'Electricité et
de Mécanique), et réalise un parcours presque sans faute. Il sera un temps le président
"folklo" du prestigieux Cercle des Élèves de l'ENSEM. Il obtient son diplôme, et travaille
d'abord aux papeteries de Gascogne, mais ça l'emm... alors il dit NON. Il se fait embaucher
dans l'aéronautique à Mérignac, mais ... NON ! NON ! NON ! Ce n'est toujours pas ça qui lui
plait.
C'est son professeur à l'ENSEM Edmond Gudefin qui le rappelle et qui lui propose de faire
de la recherche dans son laboratoire. Il va enseigner l'électrotechnique analytique et intégrer
le GREEN.
Il développera ses compétences dans les machines à réluctance variable dissymétrique à
percussion centrale et digiflex latéral ... François-Michel STOP, on a perdu la moitié des
lecteurs !Il épouse en première noce Christine qui lui donnera 2 beaux enfants, Frédéric et
Emmanuel.
Voilà !
Ah oui, mince, j'allais oublier ! François-Michel est aussi un grand champion de bridge.
C'est évidemment très jeune que FMS découvre le bridge grâce à son grand-père, mais
surtout grâce à tata Ginette. Il a à peine 7 ans. Il perfectionne son jeu de la carte avec son
frère Patrick. Il remporte ses premiers tournois au Cercle National de Bordeaux. Il joue aussi
avec ses copains du lycée, mais c'est lors de son année de "césure" en maths sup (Vous
vous rappelez ? C'est l'année où il est dispensé de cours de maths), que FMS monte d'un
cran. Il s'inscrit au BCN (BCNJ) et commence une longue carrière de champion de bridge où
il rafle tous les titres, avec divers partenaires, Patrice Piganeau, André Saccard, Pierre-Jean
Guardiolle, Jean-Louis Buron, Pierre Schmidt, Elisabeth Faivre, Jacques Stetten, Rollon
Gadelle, Claude Emerique, Philippe Chottin, Anne Divoux. Il sera une dizaine de fois
champion de France en paires ou par 4.
François-Michel Sargos a écrit de nombreux articles dans différentes revues de bridge. Il est
un spécialiste des systèmes d'enchères sur lesquels il a beaucoup travaillé. Il est un
amoureux du squeeze, et en particulier du double squeeze à 2 couleurs. FMS a dirigé le
comité de Lorraine durant 8 années.
Il est un amoureux de l'esthétique du jeu de la carte. Le bridge, c'est comme de la musique,
dit-il avec délectation, quand on déroule son plan de jeu.

François-Michel, quel est ton livre préféré ?
"Charmes" de Paul Valéry
"La légende des siècles" de Victor Hugo
"La puissance et la gloire " de Graham Greene
Ton film préféré ?
"Les damnés" de Luchino Visconti
Mais aussi, "les bronzés font du ski"
Ton plat préféré ?
Le véritable cassoulet du Sud-Ouest
Ton meilleur souvenir de bridge ?
Ils sont multiples. Avec une partenaire peu expérimentée qui m'a laissé à 1SA avec roi
huitième à pique, on a réussi un top à 1SA + 5 ! Jouissif.
J'ai également en tête, un tournoi à Mulhouse qui se déroulait au musée de l'Automobile.
Entre deux Bugatti, François-Michel et son partenaire sont huitièmes à mi-temps. Ilsterminent en boulet de canon et remportent ce tournoi richement doté (non le cadeau n'était
pas une voiture !).
Qu'est-ce qui fait la force d'un bridgeur ?
Et bien, par exemple, les qualités de champions comme André Saccard ou Philippe Chottin
sont :
- la concentration
- la persévérance (ne jamais abandonner même quand si on démarre mal)
- la maîtrise de soi
- la technique
- et, puis l'imagination
Et il faut savoir privilégier la régularité au détriment de jeux parfois spectaculaires

Aujourd'hui, François-Michel vit à Nancy avec Monica et est professeur émérite de
l'Université de Lorraine. Il reste un passionné inconditionnel de ce formidable jeu. Un sale
gosse ... peut-être, mais surtout un véritable champion, cultivé et attachant.

MG

Anick WINTER

Vous l'avez déjà remarquée ? N'est-ce pas ? Cette grande et jolie
rousse flamboyante. Elle ne passe pas inaperçue.
C'est Anick Winter.
Anick est première série. Elle est au BCNJ depuis 20 ans.
Sympathique, amusante, bavarde, très bavarde, très très bavarde,
vive et pétillante, elle a une histoire de vie pourtant bien particulière.
La petite Anick est née à Dombasle sur Meurthe dans une famille
de trois enfants, avec un papa chef de chantier. Rapidement, elle
brille à l'école. Pourtant, qu'est-ce qu'elle est turbulente ! Une vraie
enquiquineuse, une p'tite peste avec ses deux petits frères, avec
ses copines. Mais, les profs passent l'éponge, car à côté de ça, elle
est studieuse et appliquée.
A dix ans, son papa est muté dans le pays haut, et la famille se
retrouve à Arthrite (!?), non pardon Hatrize, près de Jarny. Elle fait
un parcours sans faute au collège, puis au lycée Jean Zay, grand
résistant. Sportive comme pas deux, elle fait de la course à pied, et
gagne toutes les courses au cent mètres.
Enfin la liberté, grâce au bac et sa vie d'étudiante qui démarre à la
faculté de lettres, où elle obtient une licence de français, avant
d'enchaîner avec des cours de droit. Pour financer ses études,
Anick décroche un poste de "pionne" au lycée Jean Zay. Elle
s'achète une petite auto et découvre la vie estudiantine nancéienne.
Elle devient professeur de français et épouse Gérard, un jeune
interne de l'hôpital de Sarreguemines. C'est le coup de foudre.
Deux beaux enfants arrivent au monde Julien et Héloîse.
Malheureusement deux malheurs vont noircir ce beau parcours.
Anick est tout d'abord victime d'un cambriolage qui va mal tourner,
car dans sa fuite elle saute par une fenêtre et s'écrase sur un muret
en contrebas. Elle se fracture L4, L5. De longs mois
d'hospitalisation (couchée sur une planche), puis de rééducation
suivent.Quelques années plus tard, Gérard ne se réveille pas un matin. Il
meurt dans son sommeil d'une rupture d'anévrisme ... à l'âge de 58
ans !!!
Dur, dur !
Pourtant, Anick trouve petit à petit le courage de rebondir. Après
une période où elle devient assistante sociale, elle se fait élire
comme conseiller régional de Lorraine sur la liste des Verts. Elle se
découvre un nouveau métier-passion et s'implique pleinement dans
ses dossiers.
Grâce à Eleonore, Victor, Adam et Alice ses 4 petits enfants, elle
déborde à nouveau d'énergie.
C'est à la fac à Nancy, qu'elle apprend le bridge avec les copains.
Un bridge de salon. Mais c'est à Briey, qu'elle s'inscrit en club pour
la première fois. Elle ne prend pas de cours et n'ouvre pas les
livres. Elle apprend sur le "tas", en jouant. Un ami polonais
partenaire deuxieme série Pique la fait vite progresser. Elle devient
elle-même première série il y a quatre ans.
Toujours intrépide, Anick fait récemment de la trottinette électrique
dans le Vercors et tombe dans le ... décor. Elle se pète le ligament
interne. Toujours rayonnante, Anick ne passe jamais inaperçue.
Comme elle se plaît à le dire : "Je suis une désorganisatrice. Le
bridge me canalise"

Anick, notre ami Florent Langlais voudrait savoir quelle est ta
dernière lecture ?

Harlan Coben. J'adore cet auteur. J'ai tout lu.
Ton film préféré ?
Thérèse Raquin avec Simone Signoret
Ton plat préféré ?
La potée lorraine
Le plat que tu cuisines le mieux ?
Le couscous

Ton type de musique favori ?
Les variétés françaises. Eddy Mitchell. Mais aussi, tous les B : Brel,
Brassens, Barbara, ... Benabar, Booba ?
Ton meilleur souvenir bridgesque ?
En 2017, à Saint-Cloud, on termine second au niveau national avec
mes partenaires, François Florentin, Christian Weber, Catherine
Coudray, Bernard Michelet. Trop top !


MG

Francine et Bernard DOUCHE

Les "Douche" sont tombés dans le bain du Bridge depuis environ 5 ans. Il y a Francine à
gauche sur la photo à Palm Springs, et son tendre époux Bernard, ... heu, à gauche
aussi sur la plage.
La soixantaine alerte ces deux bien sympathiques joueurs que vous voyez
régulièrement au BCNJ se sont rencontrés il y 45 ans à Nancy. Francine venait de
Montbéliard, Bernard de Remiremont, mais l'étincelle s'est produite sur les bancs de la
faculté des sciences. Francine lui a offert un petit pot de Cancoillotte, et Bernard a fait
l'andouille comme au Val d'Ajol.
Dyslexique, dans sa jeunesse, Francine s'est naturellement tournée vers les
mathématiques, puis est devenue professeur de maths. Bernard, lui, après sa maîtrise
de mathématiques a passé des concours, et est entré chez Orange, anciennement
France Telecom. Des fonctions techniques d'abord puis commerciales, puis
managériales. Longue carrière dans cette entreprise où pour l'anecdote, il a installé le
premier central téléphonique electro-mécanique, puis quelques années plus tard, a
démonté le dernier central.
Des cartésiens les "Douche" ! Un véritable terreau pour les bridgeurs ?
Pour autant, Francine a toujours beaucoup rêvé de voyages, d'histoires et d'aventures.
Elle collectionnait, petite fille, les cartes postales grâce auxquelles elle s'évadait. Elle est
passionnée par les arts, la peinture, la géologie, l'Histoire. Plus tard, elle a entraîné son
Bernard dans des expéditions à travers le monde, parcs nationaux aux USA, la grande
muraille de Chine, les steppes de Russie, les aurores boréales en Scandinavie, ils ont
loupé de peu l'Amazonie à cause d'un cyclone qu'ils avaient à l'œil depuis quelques
jours.
Retraités actifs, Francine intervient au bridge avec les collégiens de Montaigu, suit des
cours à l'UCP. (Université de la Culture Permanente) Bernard travaille aujourd'hui
comme bénévole dans l'association ECTI où il participe à des simulations d'entretiens
d'embauche. Il forme ainsi des étudiants et des professionnels au développement
personnel.
Francine et Bernard ont eu trois beaux enfants : Christophe, Mathieu et enfin Nathalie
(grâce au yaourt qu'elle a surconsommé pour être enceinte d'une fille). Ils ont
aujourd'hui 5 petits-enfants dont ils sont complètement gagas, comme Lady : Corentin,
Coline, Charlotte, Samuel et Victor. A noter, que Christophe, son épouse Christelle et
leurs trois enfants ont tous les 5, les mêmes initiales. Du coup, dans la famille ils sont
appelés les 5 CD.
C'est d'abord Bernard qui a eu envie de s'inscrire au bridge à Vandoeuvre juste pour
essayer, et a suivi ensuite des cours. Belle découverte ! Alors il a entrainé Francine à le
rejoindre l'année suivante. au BCNJ. Depuis, ils sont acharnés et toujours motivés pour
un petit tournoi, même si leurs ambitions sont surtout de prendre du plaisir à jouer.


Quels sont vos partenaires privilégiés ?
On aime bien jouer ensemble. Mais il y aussi notre ami Serge Rodriguez dit Sergio.
Votre plus beau souvenir au bridge ?
Une victoire pour Bernard, un lundi soir, face aux premières séries avec Sergio.....
Quel est votre niveau au bridge, 5 ans après ?
Bientôt 3 Promotion, voire 2 Trèfle pour Francine, si tout va bien.
Francine, Bernard, quelles sont vos lectures préférées ?
Bernard adore les polars comme ceux d'Harlan Coben
Votre film préféré ?
"Out of Africa" avec Meryl Streep et Robert Redford pour Francine pour pleurer un
peu....et "Il était une fois dans l'ouest" pour Bernard pour l'autre Sergio (Leone)
Votre plat préféré ?
Tout quand il n'est pas fait par nous…


MG

Florent LANGLAIS

Tout jeune cinquantenaire, Florent forme un couple à trois ! Avec Nathalie sa compagne
et son chat Maine-coon baptisé Squeeze, l'enfant de la maison. Florent est natif de
Saumur, capitale équestre. Ses parents qui l'ont quitté trop vite, lui ont enseigné le goût
des jeux de cartes à lui et à son grand frère Rodolphe. Très jeune, il assiste en début de
soirée aux jouxtes bridgesques que ses parents organisaient avec des potes et il
entrevoit les frissons du jeu et des contrats. Mais c'est grâce à un petit job d'été comme
serveur au club de bridge local qu'il approfondit ses connaissances. Il se découvre une
vraie passion et forme une paire redoutable avec son frère et joue en mixte avec sa
maman. Ils participent à des compétitions au Club France Junior, et aux Championnats
du Marché Commun à Ostende avec un certain succès. Florent n'a jamais pris de cours,
mais a appris dans les livres ou le magazine "Le bridgeur" qui trainait à la maison.
Elève doué et précoce mais un peu paresseux, Florent avait un an d'avance dans ses
études, et a réalisé un beau parcours au lycée en surmontant une grave maladie qui l'a
cloué au lit pendant des mois. Avec de réelles facilités pour apprendre les langues
(anglais espagnol), Florent se découvre une passion pour l'allemand et décide de
devenir professeur d'allemand. S'appeler LANGLAIS et devenir prof d'allemand n'est
pas son seul paradoxe. C'est aussi un vrai littéraire qui va savoir performer dans le
temple des matheux au bridge.
En année de maîtrise, il se trouve assistant de langues à Brême. Là il commence son
mémoire sur l'incommunicabilité chez Franz Kafka ! Nouveau paradoxe intéressant pour
un bridgeur. Sur place, en Allemagne, il a l'occasion de participer à quelques tournois de
bridge avec un ami trouvé sur place. De retour en France, il devient guide touristique au
château de Saumur et assiste en parallèle aux cours de licence de lettres modernes. Il
passe des concours, et finit par devenir professeur stagiaire d'allemand et de français en
Lycée Professionnel dans l'académie de Seine Saint Denis. Certifié, il atterrit à
Thionville puis à Marly (près de Metz). Il s'inscrit au club de bridge à Thionville puis à
Metz. Il s'essaie au théâtre dans une troupe, où il va briller sur les planches au festival
de l'humour à Montigny. L'adrénaline est un moteur puissant chez lui. Il en a besoin.
Florent est un sportif averti, qui a toujours su lutter contre une légère surcharge
pondérale quand il était plus jeune. Il pratique la course à pied, (a fait un semi-marathon)
et surtout le tennis à un niveau régional d'excellence.
Quels sont tes partenaires privilégiés ?
Au début, je jouais avec mon frère. Aujourd'hui, mes partenaires sont Martine Emerique
et Philippe Banchereau, et j'aime bien jouer avec Anne Divoux, Michaël Chassagne,
Philippe Chottin, FM Sargos, etc ...J'ai remporté aussi de belles victoires mémorables
avec Catherine Favé. N'oublions pas ma plus longue association: mon partenaire de
cœur et mon ami Paul Buchou.


Quelle est la place de la psychologie au bridge ?
Essentielle. Maîtriser la technique est indispensable. Mais savoir observer, noter les
moments d'hésitation de l'adversaire, gérer le stress de la première table, peuvent faire
la différence.
Quelles sont selon toi les trois qualités essentielles du bridgeur ?
Concentration, confiance, humilité
Ton livre préféré ?
"Voyage au bout de la nuit" de Louis-Ferdinand Céline. mais aussi "Belle du seigneur"
d'Albert Cohen
Ton écrivain préféré ?
Guy de Maupassant.
Ton film préféré ?
Tous les Tarentino
Quel est ton plat préféré ?
Les pommes de terre à la crème de ma regrettée maman
Une citation préférée ?
(Thomas d'Aquin) :"Je crains l'homme d'un seul livre."
Ton meilleur souvenir au bridge ?
Ma médaille de bronze en finale nationale par paire avec Martine Emerique. Et puis
nous avons gagné 3 fois (avec Philippe(s) Dujardin et Banchereau) la DN3 de l'AlBoLo
(Alsace, Bourgogne Lorraine)
Quelles qualités préfères-tu chez les autres ?
L'empathie 

Quels défauts détestes-tu ? 
L'intolérance qui conduit aux intégrismes

Florent, pour terminer, quelles sont tes ambitions aujourd'hui ?
Il faut des objectifs dans la vie. J'aimerais pouvoir entrer dans le cercle fermé des 100
premiers joueurs français ... mais j'ai encore un peu de travail.


MG

Marc BALLAND

Tout d'abord, c'est une belle histoire d'amitié. Une bande de copains qui a plaisir à se
retrouver, apprendre ensemble, s'amuser, se marrer ...
Marc Balland a eu envie de partager ses lectures poussées du "Que sais-je sur le
Bridge" de Georges Versini, avec ses potes Antonio Coco, Gérald Massini et Pascal
Robert. Ils avaient 20 ans.
Aujourd'hui avec quelques cheveux blancs en plus, ou carrément en moins, ils ont
toujours plaisir à se retrouver autour d'une table, et continuer d'échanger sur une
convention énigmatique le CLAC (ou CLAAC) !
Marc est né sur les bords de la Vologne en 1952 à Lépanges, tristement célèbre
quelques années plus tard. Enfant appliqué et studieux, c'est à Bruyères qu'il va au
collège et découvre le week-end les jeux de société en famille avec ses frères. Il
s'exerce aux cartes, bataille, belote, tarot. Fils de militaire, Marc enfant a beaucoup
déménagé. Luxeuil, Cognac, Blida en Algérie, Brazzaville Pointe-Noire au Congo,
Clermont-Ferrand, etc. Marc poursuit ses études avec brio. Passionné par les sciences
et la chimie en particulier, Marc naturellement se retrouve à Nancy en faculté des
sciences et à l'ENSIC. C'est là qu'il s’initie au bridge (et le fait découvrir à ses copains
étudiants). Le groupe se constitue pour un soir, pour quelques soirs, des mois, des
années, une Vie !
Marc qui est veuf vit seul aujourd'hui, a deux enfants Sylvie 40 ans et Eric 38 ans. Il a
deux superbes petits-enfants, Loïse 6 ans et Andréa Andreas 3 ans. Marc a aussi un
gendre qui vaut le détour, Yannick, artiste footballeur comme il se définit lui-même. Il est
intermittent du spectacle à la tête d'une troupe de théâtre de marionnettes "Histoire
d'eux" tout autant que footballeur et ardent supporter de l’ASNL.
Marc se découvre rapidement la vocation de l'enseignement. Il passe son CAPES et
devient naturellement professeur de physique chimie. Durant 10 ans il va enseigner, en
Lorraine puis chez les chtis près de Valenciennes. Il découvre le waterzoï et la tarte au
sucre, et une région de France inattendue et pleine de charme. Marc se dirige ensuite
vers l'encadrement et occupe alors des postes de principal ou proviseur-adjoint à
Blenod, au lycée Marquette de Pont-à-Mousson, au lycée Poincaré à Nancy et enfin au
Lycée Georges de La Tour où il finira sa carrière comme proviseur de cet établissement.
Superbe parcours. A la retraite depuis 3 ans désormais ... avec du temps pour ses
passions.
Marc est un scientifique qui se nourrit de lectures, d'expériences, de savoirs. Il adore
l'astronomie et la philosophie. Il adore aussi les sports, et a pratiqué plus jeune le foot, le
basket, le volley, le rugby, le handball ... beaucoup de sports d'équipe, signe
probablement de sa soif du partage, du vivre ensemble et du plaisir à transmettre le
savoir.
Le professeur Grand Chelem explique à l'élève Candide comment enchérir sur une
ouverture Deux Trèfle. C'est dans l'ouvrage "Le bridge facile" de José le Dentu, queMarc trouvera la pédagogie nécessaire pour entraîner ses copains à la cafétéria de la
faculté des sciences, ses copains et même ... certains de ses profs.
De retour en Lorraine, c'est seulement en 1989 que Marc retrouve ses potes et décide
de se licencier au BCN, devenu depuis le BCNJ, dans les locaux de l'ancien Kotinos. Il
se relance et se remet alors à la compétition avec un succès jamais démenti.
Sympathique, souriant, toujours prêt à aider les jeunes joueurs, et à expliquer, Marc est
un joueur complet qui cherche en permanence à progresser en équipe avec ses
copains.


Marc, que t'apporte le bridge dans ta vie ?
Le bridge m'apporte ce qu’on appelle maintenant des compétences transférables.
Diriger un établissement scolaire c'est savoir prendre des décisions, savoir garder son
calme et sa sérénité en toute situation. Le bridge m'a permis de savoir prendre du recul,
pour ensuite mieux me concentrer.
Est-ce qu'il te reste encore des marges de progression ?
Bien évidemment. Ce qui est génial dans ce jeu, c'est qu'on peut toujours progresser.
Au jeu de la carte et notamment en flanc, comme aux enchères.
Quel est ton meilleur souvenir de bridge ?
Ma première finale du championnat de France par paire 3ème série à Paris en 1975 au
début des années 80 par paire.
Ton dernier livre ?
"Les Univers parallèles" d’une collection d’ouvrages scientifiques présentée par Hubert
Reeves.
Ton film préféré ?
"Amadeus" de Milos Forman
Ton plat préféré ?
Un bon couscous ... comme là-bas !
Quelle est la qualité que tu apprécies le plus à la table ?
La compréhension, la tolérance
A contrario, celle que tu exècres ?
L'agressivité.
Est-ce que tu joues sur BBO, FunBridge ou autre application ?
Très peu. Confinement oblige, je rejoue sur BBO en duplicate, mais ce n'est pas pareil

MG

Christian BOGARD

Vous voyez le grand beau gars là-bas au fond ? Pardon, ... le grand BOGARD. Oui, c'est
Christian. Il lève la main. Il appelle l'arbitre. Mais que se passe-t-il ? On parle fort, le tournoi
s'interrompt un instant à toutes les tables. Il demande à se faire rembourser ?
Non !?!? L'arbitre reste coi ! On ne lui a jamais faite celle-là ! Mais pourquoi monsieur
BOGARD.
Réponse de l'intéressé : je n'ai pas de jeu ! Sur 36 donnes, je n'ai joué qu'une fois ! Ce n'est
pas normal.
Christian est un winner. C'est un caractère, une force de la nature. S'il a quelque chose à
dire, il le dit.
Thionvillois de naissance (11 novembre 1954), tout est prétexte au jeu chez lui, belote, tarot,
mais aussi Monopoly tous les jeux de société l'intéressent. Le fait de se retrouver autour
d'une table est un véritable plaisir.de partage et d'échanges. C'est cela qu'il aime
avant tout. Après un brillant parcours scolaire, un bac scientifique en poche, la rencontre de
Marie-Laure son épouse sur les rives de la Moselle, Christian tombe amoureux de la Ville de
Nancy, de son histoire et de sa culture. Christian finalise des études de chimiste.
Et le couple décide de s'installer définitivement dans la cité ducale. C'est chez SOLVAY que
Christian fera l'intégralité de son parcours professionnel où il occupera de nombreux postes
à responsabilités : production, logistique, qualité, hygiène, sécurité, santé, environnement ...
QHSE.
Christian a deux enfants Emilie 41 ans professeur de mathématiques, et Pierre 35 ans
ingénieur commercial. Deux petits-enfants qui font son bonheur : Raphaël 13 ans et
Lorraine 11 ans.
Président du club de randonnées de Saint-Nicolas de Port, Christian vous fait TOUS
marcher. Des petites balades ou de grosses virées dans les Vosges ou ailleurs comme dans
le Var, ou les Alpes. Il adore voyager. Il est également passionné par les îles. Il
connait bien l'ile Maurice, la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Corse ... peut-être
bientôt si la Covid le permet, la Nouvelle Calédonie, les Fidgi. Et pourquoi pas Lille, voire l'île
de France ... et peut-être Saint-Cloud !?
Christian est également passionné de bricolage et surtout de jardinage. Il réalise ses
propres plants, et sème de nouvelles variétés de fleurs exceptionnelles avec plus ou moins
de succès dans nos contrées difficiles. Une véritable âme de poète. Finalement, c'est une
fleur bleue qui se cache derrière un Christian guerrier et combatif. Vous l'aurez compris,
notre camarade est certes, un type imposant, mais sensible, formidable fédérateur et moteur
dans un groupe.

Pour terminer comme d'habitude le questionnaire de Proust, cher à Florent Langlais.

Christian, quel est ton livre préféré ?
Tous les livres de Dan Brown. Le dernier "Origine" est génialissime.
Ton film préféré ?
Tous les James Bond. Avec Sean Connery ou Daniel Craig.
D'accord, et la James Bond Girl qui te fait fantasmer ?
Sophie Marceau ... mon coeur fait alors BOUM !
On se calme, Christian, on se calme ! Ton plat préféré ?
Le steak tartare avec des frites dorées à souhait.
Ton meilleur souvenir de bridge ?
Notre finale nationale à Saint-Cloud (j'y suis déjà allé ... pas toi !) avec mes comparses :
Henri Lorre, Jean-Pierre Champagne et Pierre Nicolet, mais surtout notre finale de comité
gagnée à Metz de haute lutte. Souvenirs inoubliables.
Enfin, comment vis-tu cette période si difficile avec ce p... de virus ?
Très difficilement. Ce second confinement est très pénible. Je n'aime pas jouer sur BBO. Le
plaisir de jouer à la table, pour de vrai, avec des amis est irremplaçable. Ça me manque
beaucoup !

MG

Eric BAUDELET

Supporter inconditionnel du FC Metz, cet athlétique gaillard de 48 ans est en réalité
amateur de tous les sports de balle, ou de ballon. Brillant joueur de tennis, de ping-pong,
il renvoie toujours la balle à son partenaire, et sait piéger ses adversaires.
Originaire de Metz (personne n'est parfait !), Eric s'est essayé à différents jeux de cartes
avec son papa : belote, poker, tarot. A dix ans déjà, il jouait en famille ou entre amis et a
développé ce remarquable sens du jeu de la carte. Après des études techniques, puis
commerciales, Eric est rentré rapidement dans le secteur de la grande distribution. Chez
METRO à Nancy, puis à Metz. D'abord dans des fonctions basiques, puis
progressivement, il a gravi tous les échelons de la hiérarchie du groupe Carrefour avant
de saisir en 2007 une formidable opportunité. Celle de créer une franchise : un
supermarché Carrefour City à Nancy-Blandan.
Il a troqué son costume-cravate pour un jean-baskets, et a surtout réussi à devenir son
propre patron, gagner une indépendance, une liberté et ... surtout du temps pour vivre, et
jouer au bridge.
Eric, et Pascale sa jolie épouse, ont 3 enfants : Laura 25 ans, Romane, 20 ans et Sacha
16 ans ... et un gros chien Figaro 60 kg.
Cet épicurien a toujours eu envie de jouer un jour au bridge, car ce jeu mythique,
sophistiqué, un peu classieux, lui faisait penser aux romans d'Agatha Christie. Il a
entamé sa formation en 2016 au BCNJ et a rencontré un partenaire d'élite , l'humble
auteur de ses quelques lignes, avec qui, il a rapidement fait la paire.!
Eric ne joue pas au bridge pour devenir première série. Eric joue au bridge pour le plaisir
de jouer, le plaisir de gagner, le plaisir de partager, d'échanger.... pour la convivialité que
génère ce jeu.
Attention Eric est un warrior, il est redoutable. C'est un partenaire exceptionnel pour
toutes ses grandes qualités humaines.


Eric, as-tu d'autres passions dans la vie ?
La gastronomie. J'adore cuisiner et en fin gourmet ...passer à table.
Eric quel est ton plat préféré ?
Les pâtés lorrains de mon père
Quel est ton livre préféré ?
Le septième templier, roman de Jacques Ravenne et Éric Giacometti
Quel est ton film préféré ?
Le nom de la rose de Jean-Jacques Annaud

Qu'apprécies-tu le plus chez les autres ?
Le franc-parler
Quel est ton meilleur souvenir au bridge ?
La remontada que nous avons effectuée il y a deux ans au championnat de Lorraine 3/4
séries. Derniers au classement théoriques. premiers à l'issue du tournoi
Le plus mauvais ?
Je n'en ai pas vraiment. J'ai appris à perdre. J'ai appris la résilience.
A contrario, que détestes-tu le plus ?
L'hypocrisie
Quel est ton animal préféré ?
Mon bouvier bernois Figaro
Quels sont tes projets ?
Peut-être une seconde franchise si j'arrive à me motiver


MG

David HARARI

Le saviez-vous ? Il y a plusieurs joueurs parisiens licenciés au BCNJ. L'un
d'eux, David HARARI est champion de bridge, première série nationale depuis
2004, adhérent donc chez nous au BCNJ. David est né le premier janvier de l'an
de grâce 1970. Issu d'une famille d'origine égyptienne (oui oui ... comme Omar
Sharif, autre célèbre bridgeur), David a réalisé un parcours scolaire sans faute.
Élève studieux et appliqué, il intègre naturellement une classe prépa. Fort en
maths, il est pris au lycée Louis le Grand à Paris, excusez du peu, où il va
exceller. Il passe les concours, et entre à l'Ecole Normale Supérieure de Paris. Il
est professeur agrégé à 20 ans; Une thèse de maths plus tard, chargé de
recherche au CNRS à Strasbourg en 1996. A 35 ans, il est professeur des
universités à Paris-Saclay.
Et le bridge dans tout ça ?
Le parcours de David est atypique. Pas de parents bridgeurs, pas d'amis qui
l'initient. C'est simplement dans les livres par simple curiosité intellectuelle que
David à 12 ans découvre ce jeu fascinant dans un ouvrage "Le code des jeux'
au livre de poche. Joueur d'échecs auparavant , il trouve une autre dimension
attrayante au bridge, celle de la communication et du jeu en équipe. Il s'essaie
donc à ce nouveau jeu avec des camarades, ou au sein du comité d'entreprise
de son père, ou encore à la ludothèque de Boulogne-Billancourt.
Ce n'est qu'à 18 ans, qu'il pousse la porte d'un club de bridge, à l'E.N.S. (où il
rencontre François Schnepf, autre bridgeur lorrain) puis à Neuilly pour prendre
une licence. Très rapidement, en quatre-cinq ans, fort de ses connaissances
théoriques, et de sa pratique encore modeste à la table, il devient première
série. En 2004, il fait partie du club très fermé de la première série nationale
française.
C'est durant son séjour en Alsace à la fin des années 90, que David rencontre
Franck Riehm, puis Philippe Koeppel, François-Michel Sargos, Philippe Chottin.
La mayonnaise prend tout de suite, et David commence à remporter de
nombreux tournois, opens, interclubs, etc ...
Il restera fidèle à ses amis de l'Est et à son club nancéien.
David établit des corrélations étroites entre les deux passions de sa vie : les
mathématiques et le bridge. Convaincu que la condition d'avoir un esprit
cartésien est un atout indéniable, il soutient que ce n'est pas néanmoins une
qualité suffisante à ce jeu. Modeste dans l'analyse de son jeu, il estime avoir
encore des marges de progression importantes ... ce qui laisse imaginer tout le
potentiel et la richesse de ce jeu pour des joueurs de troisième série.
David est sympathique et chaleureux, il adore le sport, la lecture et le cinéma (
Vous vous rappelez ? Il s'agit de grandes salles obscures, où l'on peut se réunir
tous ensemble pour partager des émotions autour d'un même film.
C'était avant le Covid, pour ceux qui ont connu.

Quel est ton rôle à la FFB ?
J'ai été très investi à la FFB, notamment comme membre du bureau exécutif de
2018 à 2020. Je suis maintenant président de la commission de sélection des
équipes de France.
Quelles sont les qualités essentielles d'un bon bridgeur ?
- avoir du plaisir à jouer en équipe.
- progresser ensemble et connaître ses conventions
- la psychologie à la table
Quelles sont tes ambitions aujourd'hui ?
Mon meilleur classement a été 19ème national. je voudrais simplement
continuer à progresser et à prendre plaisir
Quels conseils donner à des joueurs débutants ?
Il faut progresser à deux. Établir une fiche de conventions d'enchères
communes. Et la réviser régulièrement. Par exemple, le contre ! Quand est-il
d'appel, quand est-il punitif ?
David, ton livre préféré ?
Le comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas. Je l'ai lu plusieurs fois.
Ton film préféré ?
Traffic de Steven Soderbergh
Ton plat préféré ?
Un bon bar rôti
Ta musique préférée ?
J'adore les variétés. Celles des années 70 et 80.
Ton meilleur souvenir au bridge ?
Je ne jouais pas ! J'étais capitaine de l'équipe de France féminine au championnat
du monde de Lille en 2012. Nous avons battu contre toute attente en quart de finale
et au finish une redoutable équipe des Pays-Bas. C'était génial, vraiment jouissif !
Ton plus mauvais souvenir ?
Partis pour réaliser une performance, on s'est fait éliminer sur les 2 dernières
donnes d'une série de 172 en division 1 par paires ...
David HARARI est un joueur singulier, attachant, fidèle en amitié, mais
...redoutable à la table


MG

Pierre-Jean GUARDIOLLE

La purée de sa mère. Il est de là-bas ! Mon fils ...Aie, aie, aie.
Le petit Pierre-Jean GUARDIOLLE est né en Algérie : un pied noir.
Il n'a plus l'accent. Pourtant, il est né en juin 1946 à Alger au bord de la mer, au pays
des orangers et des citronniers, quelques années avant l'indépendance.
Son papa, artilleur, était marié à une jolie Lorraine de Metz. Lieutenant, il avait fait la
guerre. Son cheval ayant été tué sous lui par un Panzer, il fut fait prisonnier pendant
cinq ans jusqu’à son retour en Algérie. Pierre-Jean voit arriver deux petits-frères :
Gilles et Alain. Mais l'appel des racines de la métropole était trop fort pour la petite
famille, et c'est à l'âge de 8 ans que Pierre-Jean découvre Metz lors d'un certain
hiver 54 célèbre par l'abbé Pierre. Le choc thermique fut important. La différence de
culture aussi ...
Quelque temps après, la famille s'installe à Nancy, rue Hermite. Pierre-Jean fait ses
études au lycée Poincaré, puis obtient une licence et une maîtrise de droit à la
faculté toute proche. Pourquoi perdre du temps dans les trajets ? Il s’inscrit à
Sciences Po Paris avec un certain Raymond Barre comme prof, et côtoie le chanteur
Antoine, et ses chemises à fleurs.
Il passe un DESS et devient Conseil juridique. Il commence à travailler chez
SEGERS, une entreprise de conseils aux entreprises, créée par son paternel, et en
devient rapidement le Président Directeur Général, PDG. Avec un ami Didier
Apostolo, ils fusionnent leurs activités et créent Audit Conseil défense ACD,
entreprise qu'il va diriger comme avocat jusqu'à sa retraite en 2010. ACD comptera
jusqu'à 50 personnes.
Pierre-Jean a été un avocat spécialiste en droit social dans le monde de l'entreprise,
et plus particulièrement de l'automobile.
Pierre-Jean a un fils, Pierre-Antoine, fruit d'un premier mariage. Il épouse en
secondes noces Agnès, sympathique joueuse de bridge que nous connaissons bien.
A 16 ans, à une époque où internet n'existait pas et où la TV diffusait sur une seule
chaine en noir et blanc, Pierre-jean et son copain de l'époque poussent la porte du
club de bridge de Nancy, par simple curiosité. Juste pour voir. A l'époque, il n'y a pas
de cours. On plonge dans le bain tout de suite. On apprend à la table en jouant. Il
rencontre Michel Stricker, Claude Emerique, Olivier Monge, François-Michel Sargos,
Jean-Louis Buron ... Il se découvre une passion et de nouveaux amis. Rapidement, il
progresse ... Il devient même champion de France universitaire et champion de France Espérance avec FMS. 

Pierre-Jean n'a jamais cessé de jouer au bridge
depuis 60 ans !
Pierre-Jean explique que l'intelligence n'a rien à voir dans ce sport (?). Il faut certes
connaître ses enchères et les bases du jeu de la carte, mais surtout ressentir les
bonnes sensations et savoir décrypter une table. Première série majeure (donc
Coeur 😀), Pierre-Jean estime que la progression au bridge est la résultante de 3
facteurs :
- faire le moins de fautes à son niveau
- développer des automatismes avec son partenaire, et ne pas avoir un système
d'enchères trop compliqué
- savoir apprécier la table
Pourtant aujourd'hui, à une époque où nous sommes tous privés de nos clubs, il est
difficile de jouer de la même façon sur BBO ou FunBridge. REALBRIDGE apporte,
par contre, un plus : on se voit, on se parle.
Pierre-Jean donne des conseils de bridge, très appréciés, tous les lundis
après-midis (en temps normal) au BCNJ. Jusqu’à récemment il a co-animé ces
séances avec Claude Emerique.
Pierre-Jean a réalisé plusieurs mandats de président au BCNJ dans les années
2000, avant de transmettre le flambeau à l'ami Pierre.
Beau parcours.

Voici maintenant, le questionnaire de Florent LANGLAIS ou Marcel PROUST, je ne
sais plus.
Pierre-Jean, quel est ton auteur préféré ?
Céline sans hésiter
Ton film préféré ?
Star Trek
Ton plat préféré ?
Le boeuf bourguignon (j'avais pensé le couscous comme là-bas ... mais non !)
Ton restaurant préféré ?
L'hôtel de la Reine

Une autre passion ?
L'opéra, la période romantique du 19ème siècle
Ton meilleur souvenir au bridge ?
Notre titre de champions de France Universitaires, mais aussi notre titre national en
espérance ... il a longtemps
Ton plus mauvais ?
En 60 ans de bridge, bien évidemment on a connu des échecs, mais je n'arrive pas
à garder de mauvais souvenirs.
Pierre-Jean a toujours l'œil malin, le regard pétillant, c'est un vrai gentleman à la
table de bridge comme dans la vie


MG

Sébastien MEYER

SM ... Ces initiales vous font penser bien sûr à Sébastien MEYER !
SEB c'est bien ! Mieux que ça, c'est TOP !!!
Déodatien depuis 1973, fils de boulanger-commerçant, notre Seb s'est élevé un peu tout
seul entre les fourneaux paternels et la boutique de maman. Rapidement autonome,
comme le disait un ami corse, il est attiré par cette belle ligne bleue qui lui ouvrait ses
pistes de ski et ses chemins de randonnée. Seb s'est révélé être un véritable sportif
addict de sapins, d'air pur et de nature.
Il pratique le ski, le monoski, les raquettes. Le trekking. Il est passionné par la
montagne, l'Autriche où il passera la majeure partie de ses vacances familiales. Il fait
aussi la traversée de la Réunion, l'ascension des 4000 au Maroc... .
Bac en poche, Seb s'inscrit en faculté de lettres à Nancy. Il parle 4 langues, qu'il n'a
jamais d'ailleurs dans sa poche. Il travaille à la Coopération Pharmaceutique française
tout en étant en fac d'Italien. Il passe un BTS de gestion des entreprises par
correspondance après avoir intégré l'entreprise Centravet. Il s'agit d'une centrale de
distribution de produits vétérinaires où il devient rapidement manager d'une équipe, puis
Responsable adjoint d'entrepôt. Seb est papa de deux enfants : Annabelle 25 ans et
Raphaël 23 ans.
Et le bridge dans tout ça, me direz-vous ? Comment Seb y est venu ? Fan de tarot dans
sa jeunesse, très tôt il jette un œil dans les livres de bridge de sa grand-mère, et se dit
que ce sera pour plus tard
Mais, le déclic arrive tout simplement à la caisse du supermarché, quelques années plus
tard. Seb est peut-être fou ? Non !
Nous sommes en 2015. Maurice Dieudonné faisait ce jour-là une présentation de son
club de l'Etoile chez Leclerc. Seb avec son caddy (plein de barres énergétiques et de
coca zéro), s'arrête intrigué et se laisse embringuer dans ce qui allait devenir une
passion addictive. Des cours à l'Etoile, puis ses premiers tournois avec Françoise
Canton sa partenaire de l'époque, et c'est parti …
Puis, Seb arrive au BCNJ en 2017, rencontre Renée Chartier, l'humour de l'un,
l'espièglerie de l'autre, le cerveau cartésien de l'une et l'intelligence créative de l'autre,
les enchères de m... des deux, puis 2 blackwood, et 3 Staymen plus tard, les voilà
réunis pour constituer la paire magique du BCNJ. Ne vous y trompez pas. L'avenir du
BCNJ est là !


Seb, quel est ton plat favori ?
La salade composée (je vous l'ai dit, Seb est un sportif, presqu'un ascète)Quel est ton livre préféré ?
Celui que Renée m'a mis dans les mains : Process Com de Gérard Collignon
Ton film préféré ?
La grande vadrouille
Les qualités que tu recherches chez tes partenaires ?
- l'éthique
- la probité
- la convivialité
- l'humour
Ce que tu détestes ?
La triche.
Ton meilleur souvenir au bridge ?
Le titre de Champions Olympiques de Lorraine incroyables d'Allant en 2019. COLID-19
Marc superstitieux m'avait déposé un baiser sur mon crâne (qui ne jalousait en rien celui
de Yul Brynner), et contre toute attente, derniers au classement théorique, nous
terminons premiers du championnat de Lorraine Promotion avec mes amis Renée, Eric
et Marc. On était fous. J'ai pris une cuite à la Vittel, pétillante, retour aux sources 88,
contrairement aux 3 autres qui ont privilégié d'autres bulles.
Quelles sont tes ambitions ?
Devenir un jour seconde série…


A ne plus en douter, Seb sera rapidement Première série. Seb est le plus charmant des
bridgeurs. Il a une soif formidable de progression et en même temps (comme dirait
Emmanuel), avec lui on passe toujours de vrais moments de fou-rire entre amis.


MG

Marc GALIANA

Finaude et enjôleuse, Anne Divoux m’a convaincu de reprendre le stylo et le clavier afin
de renouer ponctuellement avec une tradition abandonnée depuis 6 ou 7 ans :
l’interview.
La victime qu’elle m’a désignée a pour nom Marc Galiana.
Né en 1956, ce père de trois enfants de 26 à 40 ans et grand-père de Maya, 4 ans, se
définit lui-même comme un « zappeur ». Après une formation d’ingénieur, il a travaillé 30
ans dans le secteur biomédical au sein d’une entreprise américaine de stimulateurs
cardiaques avant de devenir enseignant en communication et management puis
directeur général des services à l’ESSTIN (Polytech Nancy). C’est durant cette période
d’activité professionnelle qu’il s’est essayé (liste non exhaustive dans le désordre) au
ski, au tennis, à la moto, à l’équitation, à la voile, à l’aéronautique et qu’il a même
décroché son brevet de pilote. A la retraite depuis un an et demi, il s’est mis également
à l’italien entre deux randonnées avec son chien.
Et le bridge dans tout ça ?
Florent Langlais : Eh bien oui, le bridge dans tout ça, qu’est-ce qui t’a conduit vers cette
nouvelle activité ?
Marc Galiana : Adolescent déjà, je jouais aux échecs dans un club. Et puis un ami qui
jouait à Troyes ne cessait de me vanter les mérites de ce jeu mais comme c’était
chronophage, je me suis dit qu’en plus du piano, je m’y mettrai à la retraite. Je n’ai
jamais fait de piano !
FL : Comment cela s’est-il passé ?
MG : En 2016, j’ai poussé les portes du club de Nancy Jarville et j’ai été très bien
accueilli par Pierre Lavigne ; très vite, en plus des bouquins, j’ai pris des cours avec
Anne Divoux et la mayonnaise a bien pris d’autant plus qu’avec 8 autres élèves, nous
étions hyper motivés, communiquions via what’sApp et allions jusqu’à faire des bouffes
entre potes.
FL : Tu devrais bientôt passer 3Promo, qui sont tes partenaires attitrés et as-tu déjà
dans ta brève carrière bridgesque de bons ou de mauvais souvenirs ?
MG : Mon partenaire attitré est Eric Baudelet qui était dans le même groupe d’élèves
que moi ainsi que ma partenaire de mixte, Renée Chartier ; en séniors, je joue avec
Christian Bogard. Si des mauvais souvenirs, j’en ai plein (des roustes contre des
champions ! ) j’en garde en revanche un merveilleux : l’année dernière, bien que
derniers à l’indice de valeur, nous avons été champions de Lorraine en promo/4
(Sébastien Meyer était de l’aventure). Des tours de rond-point et une grosse (très
grosse) fête ont ponctué ce jour mémorable.
FL : Je crois savoir que dans le milieu du bridge, tu ne te contentes pas d’être un joueur
assidu.MG : En effet, j’ai la fibre enseignante, ainsi, je me suis lancé dans ce merveilleux
domaine de la transmission du savoir avec le désir de montrer que le bridge n’est pas un
jeu ringard uniquement pour personnes âgées. Le déclic a eu lieu à la Madine* en 2018
où Anne et Mickaël m’avaient convié. Ainsi, l’an dernier, Renée et moi avons souhaité
passer le diplôme de moniteur mais il fallait être 3P, nous avons obtenu une dérogation
et réussi les écrits, l’oral n’ayant pu être organisé pour cause d’épidémie. Parallèlement,
Anne nous a fait part de besoins au collège Montaigu de Jarville. Ainsi nous sommes 5
intervenants accompagnés de profs de maths auprès de 48 collégiens de la 6ème à la
3ème, à raison d’une heure hebdomadaire à la pause médiane. Le principal du collège
soutient « à fond » cette initiative. Nous avons même organisé, sous couvert de la
presse, une rencontre inter-collèges avec Saint-Exupéry de Saint-Nicolas-de-Port et
Charles Guérin de Lunéville !
FL : Que retires-tu de cette nouvelle aventure et as-tu des projets ?
MG : Je trouve ça rafraîchissant, j’ai l’impression d’être utile. Notre rôle me semble
important pour garder les jeunes dans une activité à population vieillissante, en 4ème,
4/5 des élèves ont arrêté le bridge, il s’agit donc de se montrer convaincant. Je suis
persuadé qu’il faut démarrer jeune et qu’il faut prendre du plaisir au jeu ; nous avons
dans nos élèves de la graine de champions, c’est pourquoi l’intervention l’an dernier de
Cédric Lorenzini dans les locaux du BCNJ a été une étape importante qui a permis à
nos jeunes d’enclencher le processus d’identification, un exemple à suivre pour eux.
Quant aux projets, Renée et moi sommes rentrés récemment au bureau du comité du
BCNJ dans le domaine du développement avec l’utilisation des réseaux sociaux pour
toucher plus de potentiels adhérents. Nous sommes aussi en contact avec le rectorat ;
ainsi, avec les inspecteurs et les professeurs de maths, il est prévu d’organiser une
conférence en janvier/février avec Michel Gouy (auteur d’un ouvrage : « les
mathématiques et le bridge ») pour contribuer à insérer le bridge dans cet
enseignement, l’objectif étant de développer une sorte de « laboratoire » de
l’enseignement des maths à travers le bridge.
J’ajoute encore que Anne prépare ses cours en visioconférence.


FL : Merci Marc, terminons si tu le veux bien par le fameux questionnaire de Proust.
Quel est ton livre préféré ?
MG : Je suis en train de lire « Vulnérable à cœur », où il est question de pères, de fils et
de bridge de Sandy Balfour. J’adore !
FL : Ton film préféré ?
MG : Les films historiques, alors … « Midway » de Roland Emmerich.
FL : Ton plat préféré ?
MG : Les pâtes Bolognaises.
FL : Ton vin préféré ?
MG : Le Chablis.
FL : Ta musique préférée ?
MG : la 40ème de Mozart.

FL : Ta citation favorite ?
MG : « Le mieux est l’ennemi du bien. »
FL : La qualité humaine qui te tient le plus à cœur ?
MG : L’empathie.
FL : Le défaut que tu exècres le plus ?
MG : La bêtise humaine !!!

FL
* Tous les étés Monique Adam organise avec de nombreux bénévoles une colonie de
vacances bridge au lac de la Madine

Pascal ROBERT

Deux prénoms, deux passions, un tempérament !

Pascal Robert est né dans les hautes Vosges en l'an de grâce 1953.
Ses parents, poissonniers, s'installent dans sa jeunesse en Meuse. Il passe d'un grand département rural, à un autre plus petit où l'annuaire téléphonique tient sur une copie double. Pourtant, c'est dans la capitale de la Madeleine que Pascal va s'épanouir. Turbulent, dissipé, Pascal n'est jamais en manque d'inspiration quand il s'agit de faire une connerie. Il est toujours présent, au grand désespoir de ses parents - qui finissent par l'inscrire à Saint-Dizier à l'Immaculé Conception, un établissement privé tenu par les pères salésiens !
Pour autant, Pascal va redoubler d'ingéniosité dans l'art de la connerie. Élève doué, fort en maths, il va multiplier ses frasques au point de se faire régulièrement coller et privé de rentrer chez ses parents à Commercy.

De l'eau dans le gaz.
Qu'est-ce qui est plus fort, l'eau ou le gaz ? Travaux pratiques pour comprendre. Pascal et ses acolytes vont brancher le tuyau d'eau au robinet de gaz. Le labo de chimie a failli sauter ce jour-là. Les moines s'arrachent les cheveux avec Pascal (c'est la raison pour laquelle ils sont souvent chauves), qui pourtant est un élève extrêmement brillant doté d'une mémoire exceptionnelle - ça peut aider au bridge. Pour canaliser cette énergie débordante, ses enseignants vont l'inciter à faire du sport. Pascal va monter avec l'aide de l'un d'entre eux, un club de rugby au lycée. Sa deuxième passion est née.

Bac C en poche, le voilà parti en prépa à Nancy, où il va exceller en maths et en physique, mais son comportement toujours débridé, lui fera finalement intégrer la faculté des sciences où il passera une maîtrise en informatique, matière encore naissante, mais pleine d'avenir. N'ayant pas envie de rentrer tout de suite dans le monde du travail, il prépare un 3ème cycle de mathématiques d'aide à la décision ou il va développer un logiciel de contrôle du flux client d'une brasserie pour optimiser en time sharing le temps de travail du personnel en cuisine ou en salle. Après son stage de fin d'études à la RATP pour mesurer l'impact du trafic suite à l’arrivée de la carte orange, il part ensuite à l'armée comme scientifique du contingent à Orléans puis il se retrouve à la piscine !?!? Non pas en vacances, à la piscine au SDECE ... le contre-espionnage français. Il va travailler sur la cryptographie, et fort comme un turc en informatique, il va décoder pendant un an les messages en ottoman. C'est magnifique ! C'est aussi, l'une des raisons pour lesquelles il décode avec une facilité déconcertante maintenant, votre jeu de la carte.

Il intègre ensuite la vie professionnelle, d'abord comme directeur informatique à l'Office des HLM de Moselle, puis il crée sa propre entreprise de service informatique EUROSYS à NANCY, avec 35 salariés. Il finira sa carrière au Luxembourg comme consultant bancaire chez INTECH. Il est en retraite depuis juillet 2016.
Pascal est papa de 2 grands enfants Laura et Sacha.

Comme souvent chez les grands joueurs, c'est à l'adolescence qu'il découvre le bridge (Renée, on est parti trop tard dans cette course ...). C'est étudiant à Nancy qu'il rencontre Marc Balland, Antoine Coco, et Gérald Masini avec qui des liens d'amitié forts vont se tisser. Ils vont travailler ensemble leur bridge, par eux-mêmes avec des bouquins. Ils vont constituer une équipe redoutable et redoutée, pleine de testostérone : le CLAAC (pour ceux qui ne savent pas : Choper L'Adversaire Aux Couilles ... mais chut ...c'est vrai, ce n'est pas politiquement correct)
Le CLAAC va pourtant gagner de nombreuses compétitions, allant jusqu'en finale nationale de la Coupe de France. Ils deviennent progressivement des stars au BCNJ et du comité de Lorraine ; ils gagnent le respect des François-Michel Sargos et Philippe Chottin ...

Pascal n'a jamais cessé de jouer depuis bientôt 50 ans ... ah, si pardon, de temps en temps pour jouer au rugby. Il a eu des responsabilités au club de Commercy, puis au comité de Lorraine qu'il présida juste avant un certain Pierre Lavigne. Il est aujourd'hui directeur des compétitions du comité et directeur de la ligue 9, il est arbitre fédéral, et il est membre du BCNJ depuis bien longtemps. Il co-anime le festival de Madine en été avec Monique Adam, Michaël Chassagne et Anne Divoux. C'est avec bonhomie, fougue et PASSION qu'il transmet son savoir aux aux jeunes joueurs.

A l'instar de mon mentor, Florent Langlais, je vais entamer le questionnaire de Proust.

Pascal, quel est ton livre préféré ?
Les BD en général, mon dernier livre lu, Lucky Luke « un cowboy dans le coton »; on dit que je tire plus vite que mon ombre ...

Calme toi Pascal, quel est ton film préféré ?
Alexandre le bienheureux

Ta musique préférée ?
Le jazz

Ton plat préféré ?
Je sais réaliser l'œuf parfait (45 minutes de cuisson à 63,5°) depuis peu !!! Je me suis spécialisé dans la cuisine sous vide et basse température. Mais, mon plat préféré c'est les ris de veau aux morilles

Ton meilleur cru ?
En blanc sec, un Pulligny montrachet
En blanc doux, un Quart de chaume
En rouge, un Madiran Château Montus, étant actionnaire du vignoble d'Alain Brumont

Ton restaurant préféré ?
Les abattoirs à Nancy et les restaurants du chef Fabien Mengus : l'Arnsbourg et le cygne à Gundershoffen.

Tes partenaires ?
La bande du CLAAC (Gérald Masini, Antoine Cocco, Marc Balland, Etienne Klajnerman et Maurice Chottin), Philippe Dujardin, Christian Streiff (malheureusement décédé), Ilkka Renno (en équipe du Luxembourg) et en mixte Francine Marchal

Tes points forts au bridge ?
Le jeu en flanc. On y est 2 fois plus souvent que déclarant.

Tes points d'amélioration ?
L'attention. Je suis un épicurien, j'ai tendance à privilégier la convivialité et la vie autour de la table ...

Est-ce que l'avenir du bridge c'est désormais Realbridge ou BBO ?
Toutes nos habitudes ont été modifiées avec l'arrivée soudaine de ce virus. Rien ne remplace le jeu à la table, mais il est vrai que l'apport des plate-formes numériques est indéniable, car de nombreuses personnes éloignées des clubs se connectent plus aisément.

Pascal est un épicurien, généreux, aussi gentil que bavard. ll est l'une des figures incontournables du bridge dans la région.


MG

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