Portraits détaillés

André GENET

La démarche tranquille, la voix grave et un peu étouffée, cet ancien trésorier, puis président du BCNJ, a beaucoup donné de sa personne pour notre club, et nous pouvons tous lui en être reconnaissants, aujourd'hui.
André GENET est un vrai nancéien arrivé au monde en plein milieu de la guerre en 1943. Troisième dans une jolie famille de 6 enfants, avec un papa médecin et une maman pianiste.
André était un enfant sage et travailleur. Formé chez les scouts, scolarisé à Poincaré pendant 9 ans, collège, lycée, prépa, il quitte la capitale des ducs de Lorraine pour faire l'École des Mines à Saint-Etienne. Dans les monts du Forez et surtout à la Clusaz il découvre avec les copains le ski de piste ... qui sera l'une des grandes passions de sa vie. Il s'est occupé d'organiser la coupe européenne de ski des Grandes Écoles scientifiques avec ses amis allemands, autrichiens et suisses.
L'autre passion d'André, c'est la voile. André a sillonné de nombreuses mers et a passé souvent ses vacances sur des eaux turquoises. André adore également le vélo. Et on ne peut pas dire qu'André ne peut pas encadrer les autres, car il s'est découvert une autre passion encore, celle de l'encadrement. Il encadre tout ce qui bouge à la maison.
Mais la première de toutes ces passions, vous la connaissez, on va y venir.

Après le service militaire qu'il fera comme sous-lieutenant dans l'artillerie à Châlons-sur Marne ( Châlons-en Champagne aujourd'hui), puis à Nevers ; c'est chez IBM qu'il travaillera durant 40 années de sa vie comme cadre (évidemment) dans des fonctions techniques et commerciales à Paris, Rouen, Strasbourg, Nancy. A l'époque du boom de l'informatique, André a réalisé des prouesses et des merveilles chez LE numéro 1 de l'informatique.
Marié à Marie-Claude, sympathique joueuse du club, qui est sa partenaire privilégiée, André a eu 3 enfants : Sébastien, Juliette et Laure et 10 petits des Genet ... Je souligne les jeux de mots pour Renée.

Etant gamin, André a découvert le bridge avec ses parents. Depuis, il a toujours joué, mais sans jamais vraiment prendre de cours. Il s'est formé autour de la table, et de temps en temps en lisant les quelques bouquins qui lui sont tombés dans les mains.

En plus des nombreuses responsabilités qu'André a eues au BCNJ entre 1995 et 2007, il a pris également le temps de se former à l'arbitrage. Il a ainsi pendant des années assuré la gestion de nombreuses compétitions régionales. André a donné des cours de bridge à une quantité de joueurs du club. Il s'est arrêté très récemment.

André, c'est un art de vivre. Paisible serein. On dirait que rien ne l'ébranle. Un force tranquille comme dirait Jacques Seguela. Il ne se fâche pas. Il adore jouer au bridge, c'est tout, et surtout il ne se prend pas le chou !

Florent Langlais, toujours à la recherche du temps perdu, souhaiterait en savoir un peu plus sur toi.
Ainsi, André, quelles sont tes dernières lectures ?
Le bridgeur

Tes derniers films ?
Orfeu Negro est un film musical franco-italo-brésilien de Marcel Camus. Ça ne date pas d'hier !
Jeux interdits de René Clément
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Tes plats préférés ?
Ceux que me prépare ma petite épouse

Ton restaurant préféré ?
Chez Loiseau à Saulieu. L'auberge de l'Ill à Illhaeusern

Tes musiques préférées ?
La musique classique et le jazz

Tes hobbies ?
Découvrir les caves de Bourgogne

Tes meilleurs souvenirs de bridgeur ?
Une finale par 4 gagnée à Strasbourg au dernier tour.

MG


Michel MENCHI

Ce joueur un peu réservé qui arbore les couleurs des Restaurants du Coeur, c'est Michel Menchi.

73 ans, responsable des demandes de subventions aux Restos du Coeur, Michel mouille sa chemise sans ménagement depuis plus de 13 ans déjà.
C'est d'ailleurs grâce à cette activité que Michel est venu au bridge. C'est toute une histoire.

Parigot de naissance, Michel est le fils unique d'un père négociant en matériaux de construction, et d'une mère, cadre à la RATP. Mais, notre ami Michel n'aime pas beaucoup l'école.
Alors, à l'âge de seize ans, sa mère décide de le mettre au travail comme apprenti en service de salle. Parallèlement, Michel suivra des cours à l'Ecole hôtelière de Paris qui vont l'amener à travailler chez les plus grandes maisons sur Paris, telles que : Taillevent, Lasserre, etc ...

Mais l'heure du service militaire arrive, et Michel doit partir en Allemagne, où il deviendra pilote de chars. Plus rien
ne l'arrête, Michel avance désormais dans la vie. A l'issue de ce service national, Michel va travailler 6 mois d'hiver,
en montagne dans la restauration, et 6 mois d'été avec son père dans le négoce de matériaux de construction.
Dans la foulée, il fait une école de commerce à Epinal, puis saisit une opportunité, celle d'aller travailler avec un
copain dans une autre société de ce secteur d'activités à Frouard. Il rencontre alors une jolie brune, Evelyne avec qui
il aura deux enfants Caroline et Marion. Aujourd'hui Michel et Evelyne ont deux petits-enfants Hugo et Sacha.
Michel, qui a soif d'apprendre suit des formations de management chez Krauthammer qui vont l'aider à prendre de nouvelles responsabilités.
C'est finalement aux Sablières de Richardménil que Michel franchira encore de belles étapes, pour devenir directeur commercial sur le Grand Est.

Les années passent et Michel se retrouve jeune retraité à 59 ans. Normal, il avait démarré à 16 ans sa carrière professionnelle.

Que faire de tout ce temps libre ? Grâce à Caroline, sa fille aînée, qui avait été impliquée dans l'association de Michel Colucci, notre Michel à nous va pousser les portes des Restos du Cœur à Vandoeuvre et proposer ses services. On lui confie de nombreuses missions, et en particulier celles de trouver des fonds et des subventions. Once upon a time, André Genet et Pierre Lavigne le contacte pour lui remettre un chèque du BCNJ au bénéfice des Restos du Cœur. Magnifique. A cette occasion, Michel s'intéresse à ces joueurs très silencieux puis soudain très bruyants, puis à
nouveau très tranquilles dans la salle de bridge. Ça l'intrigue et l'intéresse. Il décide de prendre des cours avec
Michaël Chassagne, puis avec Anne Divoux. Le virus est là ! Il demande alors à Evelyne de le rejoindre, ainsi le couple
est adhérent au BCNJ depuis plus de 10 ans.
Les relations étroites, qui lient les restos du cœur au BCNJ, perdurent depuis toujours, puisque chaque année un
tournoi est organisé au profit exclusif des restos.
Aujourd'hui Sylvie Guerbet a rejoint notre ami Michel dans ses actions caritatives. 

Florent Proust et Marcel Langlais m'incitent à te questionner sur ta vie privée.

Michel, quel est ton plat préféré ?
J'ai la chance d'avoir un cordon bleu à la maison. Evelyne réalise un foie gras de canard remarquable.
Mais aussi, une blanquette de veau et un bœuf bourguignon à se damner ainsi que la cuisine créole

Quelle est ton autre table préférée, puisque tu es un fin connaisseur ?
Sur Nancy, le Capu est incontournable au même titre que la Maison dans le Parc
Sinon , j'aime bien en général les restaurants gastronomiques.

Qu'est-ce que t'apporte le bridge dans ta vie ?
- le plaisir de jouer
- la convivialité
- la concentration, ça booste les méninges. Ca aide probablement à lutter contre la maladie d'Alzheimer

Tes meilleurs souvenirs au bridge ?
- des rencontres de personnes sympathiques
- mais aussi les moments de convivialité post bridge
- et puis il faut relativiser. Le bridge n'est qu'un jeu; génial certes, mais ne reste que du bridge.

Il faut apprendre à découvrir Michel. C'est un ami vraiment attachant, sympathique et engagé.


MG